C’est quoi l’enfer ?

La vérité sur l’enfer

Par David C. Pack

Le concept d’un enfer qui brûle éternellement a effrayé des millions de personnes ! Qu’arrive-t-il réellement aux méchants après leur mort ? Sont-ils « condamnés à aller en enfer » là où leurs « âmes » rôtissent dans les « souffrances » pour toujours ? Si l’enfer existe, et que les méchants s’y retrouvent, est-il et qu’est-il ? Et quand y vont-ils ? Qu’en est-il de la résurrection des morts ? Et de la parabole de Lazare et le riche ? Il existe plusieurs croyances populaires au sujet du sort des pécheurs non-repentis. Pourquoi tant de confusion ? Quelles sont les réponses que nous donne la Bible ? Voici la vérité sur l’enfer !

Récemment, un tueur en série bien connu a été exécuté. Un parent d’une de ses victimes fut interviewé peu après et dit avec un visage sévère « que le tueur brûlait maintenant en enfer ». Il était évident que la personne voulait sincèrement que cela fut vrai tout comme elle croyait sincèrement ce qu’elle venait d’affirmer. Quel a été le sort du meurtrier ? Est-ce que ses crimes l’avaient condamné à rôtir en enfer pour l’éternité ? La majorité des Chrétiens traditionnels répondraient « oui ». Mais, est-ce bien ce qu’enseigne la Bible ?

La croyance populaire.

L’image la plus courante de personnes qui « rôtissent en enfer » montre un Dieu prêt à brûler des gens pendant toute l’éternité sans vraiment les consumer totalement. En faisant abstraction des Écritures, demandez-vous, quel genre de Dieu est capable d’une telle chose ? Les « activistes des droits de l’homme » modernes admettent la terrible méchanceté de la torture, même si elle n’est que temporaire. Est-ce que le Dieu aimant de la Bible concevrait une chambre à torture éternelle ? Et si c’était le cas, Il devrait être témoin, pour le restant de l’éternité, des souffrances de ceux qu’Il aurait condamnés à un tel « enfer ».

Nous pourrions aussi nous demander : Comment ceux qui seront sauvés pourraient se réjouir s’ils voyaient leurs enfants et leur parenté, et tous ceux qu’ils aiment, crier de douleur et souffrir à jamais ? Voyez-vous l’absurdité d’une telle idée ? Et pourtant des millions de personnes tirent cette conclusion lorsqu’elles acceptent les croyances qui entourent le concept populaire de l’enfer.

Voyez ce que dit l’Encyclopedia Americana au sujet de l’enfer : « … tel qu’on le comprend généralement, l’enfer est l’habitation des esprits méchants ; les régions infernales… où les âmes perdues et condamnées se retrouvent après la mort afin de subir des tourments indescriptibles et un châtiment éternel…Certains ont cru que c’était un endroit créé par la Déité où Il punit avec une sévérité inconcevable, et pour toute l’éternité, les âmes de ceux qui, par incrédulité ou à cause de l’adoration de faux dieux, l’ont mit en colère. C’est l’endroit de la vengeance divine, sans retenu et sans fin ». Une citation additionnelle de l’Encyclopedia Americana fait l’admission étonnante suivante au sujet de l’acceptation universelle de la croyance en l’enfer : « Les caractéristiques principales de l’enfer tel que conçu par les théologiens hindous, égyptiens, grecs et chrétiens sont essentiellement les mêmes ». (Partout c’est nous qui traduisons).

L’enfer de Dante.

Presque tous ignorent que ce furent surtout des poètes païens qui sont les auteurs du concept, aujourd’hui largement accepté, d’un enfer sous-terrain qui brûle éternellement.

La grande partie de la tradition entourant ce sujet provient de l’œuvre réputée de Dante Alighieri (1265-1321), appelée la Divine Comédie. Dans cette pièce, il décrit sa vue du paradis, du purgatoire et de l’enfer. Lisez cette citation tirée d’un livre sur sa vie intitulé Dante et son enfer : « De tous les poètes des temps modernes, Dante Alighieri était sans doute le plus grand des éducateurs. Il a possiblement eu une plus grande influence sur le cours de la civilisation que n’importe qui d’autre depuis son époque… Il a écrit, par des vers incompréhensibles, un récit imaginatif et terrifiant d’un enfer lugubre, un long poème qui renferme des phrases qui ont captivé l’imagination du monde, tel que « Vous qui entrez, perdez tout espoir ! ». Ceci impressionna énormément la pensée et les enseignements populaires chrétiens. Son Enfer s’inspirait de Virgile et Platon.

Cela indique de façon évidente où il prit ses idées. Il croyait que les philosophes païens Platon et Virgile étaient inspirés par Dieu. La fascination qu’il avait pour le philosophe grec Platon lui a fait accepter les idées sur l’immortalité de l’âme tel que décrit son œuvre célèbre Phèdre. Voici ce que dit l’Encyclopédia Americana au sujet de Virgile : « Virgile, poète païen romain, 70-12 av. J.-C. Appartenait à l’école nationale de la pensée romaine païenne, influencée par les auteurs grecs. Les Chrétiens du Moyen-Âge, y compris Dante, croyaient qu’il avait été à un certain degré inspiré par Dieu ». (C’est nous qui traduisons).

Très peu de gens connaissent l’origine de leurs croyances et un nombre encore plus petit tiennent à le savoir. Nous venons de mettre à jour, dans les citations ci-dessus, la véritable origine de ces croyances. Est-ce que vous réalisez quelle en est la source ? Le concept d’un enfer de feu éternel provient directement du paganisme ! Nous allons voir que la version populaire de l’enfer n’a jamais rien eu à voir avec les véritables enseignements de la Bible.

Un verset populaire.

Sans doute un des versets les plus populaires et le plus souvent cité de la Bible est aussi un des moins compris. Jean 3 :16 dit : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ». Des millions de personnes citent ce passage tout en ignorant une phrase essentielle qui en fait partie.

Relisez-le ! Ceux qui reçoivent le salut ont reçu la promesse qu’ils ne « périront pas » mais auront la vie éternelle ! Si l’enfer est une place de tortures constantes, alors les gens qui les subiraient doivent aussi avoir la vie éternelle. Mais ce verset dit bien « ne périsse point ». Il ne dit pas, « ne subissent pas de tourments éternels ». Quel rapport y a-t-il entre le mot périssent et la notion populaire de l’enfer et du feu de l’enfer ? Pourquoi Dieu a-t-Il inspiré Jean d’utiliser le mot périssent si ce n’est pas ce qu’Il veut dire ?

Le salaire du péché.

Si vous êtes un employé, vous recevez un chèque de paie régulièrement pour le travail que vous avez effectué. Qu’en est-il de Dieu ? Lui arrive-t-Il de payer un salaire pour un travail ? Voyez Romains 6 :23 : « Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur ». Ce verset est semblable à Jean 3 :16 ! La vie éternelle est mise en contraste avec la MORT, avec PÉRIR ! Le salaire du péché est la mort, et non une torture éternelle en enfer.

Il n’y a aucun mystère dans le salaire que paie un employeur à ses employés pour leur travail. Pourquoi y aurait-il de la confusion en ce qui regarde la signification du salaire que Dieu paie les pécheurs pour leur travail ? Dieu dit qu’Il paie les méchants avec un chèque de mort, pas de vie dans un endroit de torture. La Bible dit ce qu’elle entend et entend ce qu’elle dit. Elle affirme que « l’Écriture ne peut être anéantie » (Jn 10 :35) et que ta parole [celle de Dieu] est la vérité (Jn 17 :17). Si nous devons croire que la Bible constitue la vérité qui ne peut être anéantie, alors nous devons croire que la mort signifie la mort et que la vie signifie la vie ! Quelle tristesse de constater que la majorité des gens ne comprennent pas ces versets très simples.

Avant d’examiner plusieurs autres versets au sujet de l’enfer, nous devons d’abord établir une fondation solide. L’idée du feu éternel (qui brûle sans arrêt) est inséparable de la croyance populaire que tous les êtres humains possèdent une âme immortelle. Nous devons d’abord voir ce que Dieu dit au sujet des âmes. Et ce n’est pas ce que vous pouvez penser !

Les gens ont-ils une âme immortelle ?

La majorité ne comprend pas la relation qui existe entre les personnes physiques et l’âme. À l’école, on nous a enseigné que les êtres humains naissent avec une âme immortelle. La croyance populaire veut qu’au moment de la mort, l’âme des pécheurs, puisqu’elle est immortelle, aille en enfer pour toujours,. Est-ce bien ce que dit la Bible ? Si le salaire du péché est la mort, est-il possible que la Bible enseigne en même temps que les gens ont une âme qui ne meurt pas ?

Genèse 2 :7 dit : « L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint une âme vivante » (version Segond). Ce verset ne dit pas que l’homme a une âme mais bien qu’il est une âme. Adam devint une âme, il ne reçut pas une âme. Ensuite, presqu’immédiatement, Dieu l’avertit, « L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (v. 16-17). Lorsque mis ensemble, ces versets révèlent que les hommes SONT des âmes et que les âmes peuvent MOURIR.

Le prophète Ézéchiel fut inspiré d’écrire (à deux reprises) : « l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (18 :4, 20). La mort est l’absence de vie. C’est la cessation de la vie. La mort n’est pas la vie à un autre endroit. Ce n’est pas quitter cette vie pour une autre vie.

De plus, pour ce qui est de savoir si une âme peut mourir ou non, considérez Matthieu 10 :28 : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne (l’enfer) ». La Bible dit que les âmes peuvent être DÉTRUITES ! Selon ce verset, elles peuvent être détruites tout autant que les corps peuvent l’être. Nous savons tous que les corps meurent éventuellement et, lorsque cela se produit, ils se décomposent et sont totalement « détruits ». Tout entrepreneur de pompes funèbres sait cela. Ce verset nous montre que Dieu accomplit la destruction des âmes en ENFER. Les corps meurent et peuvent être détruits de plusieurs façons. Par contre, les âmes sont détruites en enfer par Dieu.

Avant d’examiner les passages sur l’enfer, nous devons d’abord établir certains points.

Les morts sont-ils conscients ?

Les cerveaux humains sont différents de ceux des animaux parce qu’ils sont capables de pensées intelligentes. Donc, on présume que, si les morts ne sont pas morts mais toujours vivants, ils doivent être capables d’avoir une certaine forme de pensées intelligentes. Ils doivent au-moins être conscients de leur environnement. Voyons quelques passages.

Notez tout d’abord Psaume 146 :3-4 : « Ne vous confiez pas … aux fils de l’homme… Leur souffle s’en va, ils rentrent dans la terre, et ce même jour leurs desseins [pensées] périssent ». Lorsque les gens meurent, leurs pensées cessent immédiatement, « ce même jour ». C’est ce qui est dit. Ce verset n’est pas compatible avec l’idée que les morts sont en train de souffrir consciemment dans un lieu de torture. Nous pourrions supposer que, s’ils souffrent, ils ne savent pas qu’ils souffrent. Ils sont inconscients de ce qui leur arrive. Demandez-vous alors : pourquoi doivent-ils souffrir ? Ils seraient comme dans un coma, totalement inconscients de ce qui se passe autour d’eux, pendant que leur système nerveux ressent la terrible sensation de brûlure. Comment cela fonctionne-t-il ?

Utilisez l’analogie suivante. Si quelqu’un doit subir une intervention chirurgicale, elle est anesthésiée, rendue inconsciente, afin qu’elle n’expérimente pas la douleur. Les médecins comprennent cela, POURQUOI LES THÉOLOGIENS ET AUTRES CROYANTS NE LE COMPRENNENT-ILS PAS ? Pourquoi veulent-ils nier les déclarations claires de la Bible ?

Certains, qui ignorent volontairement le message des Écritures, prétendent que ce ne sont que les idées mortelles qui « périssent » dans le sens où les morts quittent ce monde et expérimentent une sorte de pensée différente et mystérieuse que celle qu’ils avaient. Est-ce vrai ? Bien entendu, ceci est ridicule et la Bible ne dit pas une telle chose, mais nous devons au-moins en examiner l’idée. Considérez un verset encore plus direct : « Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront; mais les morts ne savent rien, … » (Eccl 9 :5).

Pour le lecteur honnête, on ne peut se tromper sur la signification claire de ce verset.

Salomon a dit : « Car le sort des fils de l’homme et celui de la bête sont pour eux un même sort; comme meurt l’un, ainsi meurt l’autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l’homme sur la bête est nulle; car tout est vanité. Tout va dans un même lieu; tout a été fait de la poussière, et tout retourne à la poussière » (Eccl 3 :19-20).

Voyez maintenant le Psaume 115 :17 : « Ce ne sont pas les morts qui célèbrent l’Eternel, ce n’est aucun de ceux qui descendent dans le lieu du silence ». La mort implique le « silence ». Cela ne concorde pas avec le concept populaire de millions de personnes mortes qui se lamentent et crient de douleur. Une telle scène ne pourrait jamais être décrite comme SILENCIEUSE ! Et, s’il y a des morts qui vont au ciel, alors pourquoi ne louent-ils pas Dieu ?

Le Psaume 6 :5 expliquent davantage que les morts n’ont pas de mémoire consciente : « Car celui qui meurt n’a plus ton souvenir; qui te louera dans le séjour des morts ? » Peut-on sérieusement croire que les morts qui souffrent en enfer puissent se servir normalement de leur mémoire mais ne pas pouvoir reconnaître Dieu, ne pas se souvenir de Lui ? Dieu mettrait-Il les gens en « enfer » pour les faire souffrir éternellement en les laissant se demander à jamais comment ils se sont retrouvés à cet endroit, parce qu’ils ne se souviennent de rien de ce qui se rapporte à Dieu ?

La résurrection des morts.

Rappelez-vous de laisser la Bible interpréter la Bible. Ne compliquez pas sa vérité, et les idées trompeuses des hommes s’écrouleront comme un château de cartes.

Voici pourquoi les morts ne se souviennent plus de Dieu une fois dans la tombe

Jésus a dit, « Ne vous étonnez pas de cela; car l’heure vient où TOUS ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement » (Jn 5 :28-29).

Christ savait que la majorité trouverait ceci étonnant. Voilà pourquoi il dit à Ses disciples « ne vous ÉTONNEZ PAS ». Il savait que la majorité des gens seraient étonnés à l’idée que tous ceux qui ont jamais vécu sont maintenant « dans la tombe » et attendent la résurrection. Mes instructions à votre intention sont de ne pas vous étonner des paroles de Christ. Acceptezles ! Il dit que tous sont dans la tombe. Il n’a pas dit quelques-uns le sont.

La raison pour laquelle il n’y a aucune pensée consciente et aucun souvenir de Dieu après la mort est que tous ceux qui sont morts attendent une des résurrections dont Christ a parlées. Toute personne sera ressuscitée à la vie éternelle ou pour le jugement. Voilà ce qui est dit.

Pas étonnant que David ait dit, « Pour moi, dans mon innocence, je verrai ta face; dès le RÉVEIL, je me rassasierai de ton image » (Ps 17 :15). David savait que la résurrection était un éveil, un retour à la vie.

Tout comme David, Job attendait la résurrection à la vie. Voyez : « Oh ! si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, m’y tenir à couvert [en secret, caché aux yeux de Dieu] jusqu’à ce que ta colère fût passée, et me fixer un terme auquel tu te souviendras de moi ! (Job 14 :13). Les deux versets suivants sont mieux traduits par la version TANAKH de la Bible hébraïque. « Si un homme meurt, peut-il revivre ? » (C’est une question que Job se pose, et il y répond immédiatement après). « Tout le temps qui m’est accordé j’attends, jusqu’à ce que mon état vienne à changer. Tu appellerais alors, et je te répondrais » (v.14-15).

Job n’a pas seulement demandé à Dieu de cacher son corps dans la tombe. Il a demandé à Dieu de « le cacher…le tenir [secret]…lui fixer [un moment]… se souvenir de lui ». Si Dieu devait le garder « secret », on peut se demander comment cela peut s’accorder avec le fait d’être au ciel, aux côtés de Dieu ? Si c’était le cas, Il n’aurait pas vraiment réussi à conserver le secret et le restant du verset n’aurait pas vraiment de sens. Remarquez maintenant la question que Job pose, « Si un homme meurt, peut-il revivre ? ». Si Job était toujours vivant après sa mort, comment parlerait-il de re-vivre ? Il savait qu’il devrait attendre dans « le sépulcre » pour être ressuscité après le « terme fixé », moment où son état serait « changé ». Que voulait-il dire par « mon état vienne à changer » ?

L’apôtre Paul a parlé au sujet d’un « changement » qui surviendrait pour tous les véritables Chrétiens. Examinez soigneusement I Corinthiens 15 :51-52, 54 : « Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’oeil, à la dernière trompette… et les morts ressusciteront incorruptibles… Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, ALORS s’accomplira la parole qui est écrite : La MORT a été engloutie dans la victoire.

Qu’un changement pour l’immortalité surviendra lors de la résurrection constitue certainement un mystère pour l’humanité. Comment une personne peut-elle passer de « mortelle » à « immortelle » si elle a déjà une âme immortelle ? Comment peut-on ressusciter une personne déjà immortelle ? Voyez-vous la logique insensée des hommes lorsqu’ils ignorent la simple vérité des Écritures ?

Tout comme Job savait qu’il serait « changé », David savait qu’il « s’éveillerait » et Paul savait que les Chrétiens seraient « changés », qu’ils s’éveilleraient du « sommeil » au moment de la résurrection. À ce moment, les gens se réveilleront littéralement de la mort. Ne me croyez pas, croyez votre Bible !

Demandez-vous encore : Comment les gens peuvent-ils être ressuscités s’ils sont déjà vivants en tant qu’âmes immortelles ? Ce ne sont que les morts, tout comme Christ L’était dans le sépulcre, qui ont besoin d’être ressuscités. Ne vous laissez pas séduire par ceux qui cherchent à vous tromper en disant que la résurrection ne s’applique qu’au corps, puisque l’âme demeure vivante lors de la mort. Vous venez de voir plusieurs passages qui prouvent le contraire.

Même après un examen des plus élémentaire, les idées de l’intelligence humaine se révèlent souvent être une sottise totale. Le concept populaire de l’enfer a été inventé par les hommes dans le dessein de leur faire peur pour qu’ils obéissent à la fausse religion qu’ils avaient créée. Le vrai Dieu ne ferait jamais rôtir les gens pendant toute l’éternité sans qu’ils puissent mourir pour mettre un terme à leurs souffrances. Seul un monstre ferait une telle chose. Par contre, les faux dieux conçus par les hommes « font » et « enseignent » tout ce que leurs créateurs veulent bien.

Des milliards d’individus ont vécu et sont morts sans même connaître le nom de Jésus-Christ et sans jamais avoir l’opportunité d’être sauvés. Doit-on croire qu’ils sont en train de rôtir dans un « enfer » inventé par les poètes païens ? Si ceux qui ne sont pas sauvés, à leur mort, vont directement en enfer, alors bien au-delà de la moitié de la population s’y trouve.

Alors, quelle est la VÉRITÉ sur l’enfer ?

Comme personne n’est jamais revenu de « l’au-delà », de l’enfer, pour nous faire rapport, nous avons deux choix, soit obéir aux idées des hommes ou, chercher dans les Écritures et voir ce que Dieu y révèle.

L’enfer : quatre mots.

La Bible traite du sujet de l’enfer et du feu de l’enfer dans plusieurs passages. Christ y réfère à plusieurs reprises, tout comme le font les apôtres. Les prophètes en font aussi mention plusieurs fois dans l’Ancien Testament. La Bible utilise trois mots grecs dans le Nouveau Testament, et un mot hébreu dans l’Ancien Testament, qui nous donne la signification du mot « enfer ». Examinons-les.

Le mot hébreu traduit par enfer en anglais et dans d’autres langues dans l’Ancien Testament est sheol et est traduit en français par « séjour des morts ». Sa contrepartie dans le Nouveau Testament est hades. Aux deux endroits, la signification est la tombe, la fosse. L’enfer est la tombe, le sépulcre. En disant ceci, nous découvrons qu’en réalité, tous vont en « enfer » à leur mort. Comme la Bible dit qu’il « est réservé aux hommes de mourir une seule fois » (Héb 9 :27), alors tous les êtres humains meurent et vont littéralement en enfer car tout le monde se retrouve éventuellement dans la tombe.

Le mot hades est le mot le plus souvent utilisé dans le Nouveau Testament pour « séjour des morts » (enfer). (Il y a même des versions de la Bible qui utilisent le mot hades à la place de enfer). Je me souviens avoir appris, il y a plus de trente-cinq ans de cela, que les gens en Angleterre dans les années 1600, conservaient leurs pommes de terre en enfer pour l’hiver. Ils savaient que l’enfer était un endroit sombre, froid et silencieux, un trou dans la terre. Ce mot ne recelait aucun mystère pour eux. Virtuellement tous sont d’accord pour dire que sheol et hades sont semblables et représentent la tombe.

Ce n’est qu’avec le passage du temps que la façon païenne de voir l’enfer, comme une fournaise ardente et souterraine, en vint à remplacer le sens originel du mot.

Le second mot grec traduit par enfer (en anglais) ne se retrouve qu’une seule fois dans le Nouveau Testament. Voyez II Pierre 2 :4 : « Car, si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais s’il les a précipités dans les abîmes de ténèbres (enfer) et les réserve pour le jugement ». Le mot utilisé ici est tartaros et s’applique aux anges et non aux hommes. Il signifie « une prison, l’incarcération, un endroit de restriction » ou, comme traduit en français, « abîmes de ténèbres ». Ce verset décrit l’emprisonnement des anges sur la Terre suite à leur rébellion avant l’époque d’Adam. Lisez notre brochure intitulée Qui est le DIABLE ? pour en apprendre davantage).

Nous sommes maintenant prêts à examiner le troisième et dernier terme grec traduit 12 fois par enfer (en anglais) dans le Nouveau Testament. C’est de cela dont Jésus parlait lorsqu’Il disait : « Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la; mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie, que d’avoir les deux mains et d’aller dans la géhenne [enfer], dans le feu qui ne s’éteint point. Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le; mieux vaut pour toi entrer boiteux dans la vie, que d’avoir les deux pieds et d’être jeté dans la géhenne [enfer], dans le feu qui ne s’éteint point. Et si ton oeil est pour toi une occasion de chute, arrache-le; mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de Dieu n’ayant qu’un oeil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne [feu de l’enfer], où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s’éteint point » (Mc 9 :43-48).

Ce verset parle à plusieurs reprises de la « géhenne » et de « feu qui ne s’éteint point ». Il parle de plus de « vers qui ne meurent point ». Nous reviendrons à ces mots.

Dans Matthieu 5 :22, Christ a parlé de celui qui « mérite d’être puni par le feu de la géhenne [enfer] ». Nous avons déjà parlé d’un autre de Ses avertissements, « craignez plutôt celui qui peut faire périr [détruire] l’âme et le corps dans la géhenne [enfer] » (Matth 10 :28). Christ parle dans ce verset de destruction et non d’une punition continuelle.

En français, le terme géhenne est traduit à partir du mot grec gehenna. En comprendre le sens expliquera la longue citation tirée de Marc 9 ci-dessus.

Dans le Hasting’s Dictionary le mot géhenne est défini comme suit : « Géhenne : ce mot se retrouve à douze reprises dans le Nouveau Testament. Ce terme ‘gehenna’ représente la vallée de Hinnom (Néh 11 :30 ; II R 23 :10, etc.). Cet endroit était… une gorge étroite et profonde que l’on situe du côté sud, au voisinage de Jérusalem. On en parle fréquemment dans l’Ancien Testament (Jér 19 :6 etc.). Elle devint un endroit d’horreur pour les Juifs, et serait devenue un réceptacle pour les ossements, les corps d’animaux et des criminels, les déchets et toutes les choses impures. Les associations terribles avec cet endroit… que les feux y brûlaient constamment afin de consumer tous les objets infects et corrompus qu’on y jetait ce qui en fit… un symbole du mal extrême… d’une ruine absolue. Ce qui la fit devenir le lieu d’une future punition. (Partout, c’est nous qui traduisons).

J’ai personnellement traversé cette vallée et en ai examiné les bordures, la forme de ses contours et sa proximité de Jérusalem. C’est un long ravin plutôt étroit mais assez profond, en forme de tranchée. C’est un endroit qui existe réellement et qui est conforme à la description qu’on en donne ci-dessus. Les feux à cet endroit brûlaient de façon continue, un peu à la façon des dépotoirs d’autrefois. Il y a plusieurs années de cela, le dépotoir municipal de ma ville, Lima en Ohio, brûlait des déchets de façon continuelle. J’ai constaté cela à de nombreuses reprises et je n’ai aucune difficulté à comprendre ce à quoi le Christ faisait allusion.

Certains des corps qui étaient jetés dans cette vallée n’atteignaient pas le feu qui brûlait tout en bas. Ils restaient accrochés dans les arbustes et les arbres sur les côtés de la vallée. Lorsque Christ décrit les méchants et dit que « leur ver ne meurt point », Il parle des corps de certains criminels qui étaient jetés du haut du ravin mais qui ne brûlaient pas parce qu’ils restaient accrochés. Ils pourrissaient littéralement et se décomposaient. Les asticots qui entraient dans leurs corps complétaient le processus de décomposition sans pour autant que le feu ou quoi que ce soit d’autre les interrompent. On peut dire que ces vers « ne mouraient pas » car ils se métamorphosaient peu après en papillon. Cette description plutôt crue est la raison pour laquelle la géhenne était considérée comme une place repoussante pour tous.

L’Étang de feu.

La vallée de Hinnom — la géhenne — en vint à représenter un endroit de châtiment ultime — un endroit de « destruction totale » — pour tous ceux qui s’y retrouvaient. Le feu de l’enfer (de la géhenne) fait en réalité référence à « l’étang de feu » décrit dans Apocalypse 20 :13-15 : « La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux; et chacun fut jugé selon ses oeuvres. Et la mort et le séjour des morts [hades] furent jetés dans l’étang de feu. C’est la seconde mort, l’étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu ».

Tous ceux qui sont jetés dans cet étang de feu meurent de façon permanente. Ils subissent une destruction complète, une dernière punition qui est permanente, qui dure à jamais, qui est éternelle. Il ne s’agit pas d’un châtiment continuel mais bien ultime et sans retour. Comme tous ceux qui connaissaient les feux de la vallée de Hinnom, Christ savait que les corps des criminels et des animaux qui y étaient jetés y étaient consumés. Lorsque j’ai traversé cette vallée, je n’en ai vu aucun qui continuait à brûler. Je n’ai même trouvé aucune trace de feu. Deux mille ans ont changé complètement son aspect.

Jude 7 parle des anciennes cités de Sodome et Gomorrhe « subissant la peine d’un feu éternel » pour leurs péchés. Ces villes ne sont pas en train de brûler aujourd’hui. Elles ont été si bien détruites que même les archéologues n’ont pu prouver avec certitude où elles étaient situées. Ce qui leur est arrivé n’est pas un phénomène continuel encore visible de nos jours. Leur destruction fut éternelle. Lorsque ces villes eurent brûlé complètement, le feu s’éteignit. Toutefois, leur châtiment est toujours en cours.

On devrait maintenant comprendre pourquoi Paul a écrit que le « salaire du péché, c’est la mort » et non un châtiment et une torture continuelle dans un feu pour toute l’éternité. La majorité des gens ont vu des feux qui ne « s’éteignent pas » qu’on peut qualifier de « dévorants » mais tous s’éteignent éventuellement après avoir consumé le carburant. Lisez Jérémie 17 :27 et 52 :13. Il y a plus de deux mille cinq-cents ans, Dieu avertit Jérusalem qu’elle brûlerait d’un feu qui « ne s’éteint pas » si elle ne se repentait pas. Cela s’est produit. J’ai aussi vu Jérusalem, tout comme vous sans doute à plusieurs reprises à la télévision. Elle ne brûle pas de nos jours.

D’autres passages clairs.

Un Dieu de miséricorde et de compassion ne pourrait jamais torturer qui que ce soit, encore moins pendant toute l’éternité. Examinez soigneusement les versets suivants :

Psaume 104 :35 : « Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les méchants ne soient plus ! Mon âme, bénis l’Eternel ! Louez l’Eternel ! ». Le mot hébreu [tamam] pour « disparaissent » signifie consumé. C’est conforme à ce que nous avons vu sur le sort des méchants. Les versets suivants sont encore plus forts.

Psaume 37 : 9-12, 20, 22, 29 : « Car les méchants seront extirpés, et ceux qui espèrent en Yahvé posséderont la terre. Encore un peu de temps, et plus d’impies; tu t’enquiers de sa place, il n’est plus. MAIS LES HUMBLES POSSÉDERONT LA TERRE réjouis d’une grande paix [Bible de Jérusalem]. Le méchant forme des projets contre le juste, et il grince des dents contre lui. Mais les méchants périssent, et les ennemis de l’Éternel, comme les plus beaux pâturages; ils s’évanouissent, ils s’évanouissent en fumée…Car ceux que bénit l’Eternel possèdent le pays [la terre], et ceux qu’il maudit sont retranchés. Les justes posséderont le pays [terre], et ils y demeureront à jamais (version Segond). On ne peut se tromper sur la description du sort des méchants ici. Veuillez noter aussi que les humbles héritent la Terre et non le ciel. Christ a cité ce verset dans (Matth 5 :5), lorsqu’Il a décrit l’héritage que les Chrétiens recevront.

Ésaïe 66 :24 : « Et quand on sortira, on verra les cadavres des hommes qui se sont rebellés contre moi; car leur ver ne mourra point, et leur feu ne s’éteindra point; et ils seront pour toute chair un objet d’horreur ». C’est ce passage que Christ a cité à trois reprises dans Marc 9, en parlant des soi-disant « vers immortels ». Les corps de ces personnes commenceront par pourrir. Puis, après leur résurrection, un grand nombre seront jetés dans l’étang de feu — où un feu « qui ne s’éteint pas » les consumera. Voyez !

« Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; le jour qui vient les embrasera, dit l’Eternel des armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau. Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes; vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d’une étable, et vous foulerez les méchants, car ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que je prépare, dit l’Éternel des armées » (Mal 4 :1-3). Tous ceux qui marchent là où a eu lieu un feu s’attendent à marcher sur des cendres. Voilà ce que sera le sort des méchants.

Un résumé.

L’article écrit par M. Herbert W. Armstrong, intitulé « Y A-T-IL UN ENFER ? résume la réponse à cette question par la citation qui suit :

« Savez-vous que la BIBLE enseigne la résurrection de tous ceux qui ont jamais vécu ? L’apôtre Paul a dit que son ESPÉRANCE était celle de la RÉSURRECTION ! Autant la résurrection est une doctrine vraie, autant le mythe païen d’une TORTURE éternelle, commençant à la mort, est trompeur comme Satan lui-même l’est ! Si tous ceux qui NE SONT PAS sauvés — même ceux qui n’ont jamais entendu parler du NOM de Jésus-Christ — sont en train de hurler et de rôtir dans un tel enfer sans jamais pouvoir en sortir, COMMENT peut-il alors y avoir une RÉSURRECTION ?

Remercions DIEU qu’il doive y avoir une résurrection pour le JUGEMENT ; tout comme il doit y en avoir une pour la vie éternelle pour ceux qui sont morts EN Christ !

Oui, DIEU merci. Il a tant AIMÉ le monde que nous n’avons pas BESOIN de périr mais pouvons obtenir la VIE ÉTERNELLE par Jésus-Christ.

La signification de Lazare et le riche.

Certains demanderont sûrement, « qu’en est-il de Lazare et du riche ? Ne sont-ils pas morts tous les deux pour aller respectivement au ciel et en enfer ? N’est-ce pas la leçon de cette histoire ? Cette brochure a déjà répondu à la majorité des questions le plus fréquemment posées sur ce récit.

Malheureusement, l’histoire de Lazare et le riche est presqu’universellement mal comprise. Pratiquement tout le monde suppose que ce n’est pas une parabole mais une représentation littérale de l’au-delà. Mais une telle affirmation ne résiste pas à une étude sérieuse des faits. Tout ce qu’il y a à faire, c’est de présumer que le récit est littéral puis tenter sur cette base d’en expliquer les éléments qu’on y retrouve. En agissant ainsi, nous constaterons la difficulté que cela soulève.

Pour ceux qui sont toujours incertains qu’il s’agit d’une parabole, tournez à Marc 4 :33-34. Ces deux versets décrivent la façon dont procédait toujours le Christ pour enseigner à Ses disciples : « C’est par beaucoup de paraboles de ce genre qu’il leur annonçait la parole, selon qu’ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur parlait point sans parabole; mais, en particulier, il expliquait tout à ses disciples ». Christ a toujours enseigné à l’aide de paraboles. Dans Marc 4, avant ces versets, il venait juste de donner trois paraboles. Le Nouveau Testament en contient beaucoup d’autres. Une parabole est une histoire qui a pour but de démontrer un point. Il semblait que, d’une façon ou d’une autre, le Christ utilisait toujours des paraboles, car « Il ne leur parlait point sans parabole; ». N’oubliez pas, prenez la Bible au pied de la lettre. L’histoire de Lazare et du riche est une parabole et doit être acceptée comme telle.

Le récit de cette parabole se retrouve dans Luc 16 :19-31. Prenez le temps de la lire pour en obtenir une image claire et complète. Est-ce qu’elle dit réellement que les gens vont immédiatement au ciel ou en enfer au moment de leur mort ? Nous verrons qu’elle ne dit rien de semblable.

Nous n’avons qu’effleurer le sujet des Chrétiens (les humbles) qui « hériteront la terre », et le fait que c’est ce qui constitue la véritable récompense de ceux qui sont sauvés et non le ciel comme le veut la croyance populaire. Nous avons aussi effleuré le sujet de ceux qui s’éveilleront à l’immortalité et qui seront à l’image de Dieu lors de la résurrection. Et, bien entendu, nous avons parlé beaucoup plus du sujet de l’enfer. Il sera donc plus facile de saisir le sort réel du riche que celui de Lazare. Le riche subissait le feu de « l’enfer » et Lazare était sauvé. Ben que ces deux points soient clairs, qu’est que ça signifie au juste ?

Il est préférable d’étudier ce récit à Bible ouverte, verset par verset. L’explication fournie peut faire appel à des versets de façon non séquentielle. Soyez prêts à prendre des notes au sujet de ce que le récit ne dit pas autant que de ce qu’il dit. Vérifiez également les autres références mentionnées (mais non citées) dans l’explication.

Versets 19-21 : Ils constituent l’entrée en matière. Ils décrivent les deux principaux personnages. De toute évidence, un est très riche et l’autre est d’une extrême pauvreté et misérable. Un des buts de la parabole est de démontrer que Lazare est le type de tous les Chrétiens païens qui deviennent des enfants d’Abraham lors de leur conversion. Lisez Galates 3 :7, 29.

Verset 22 : Les deux hommes meurent. C’est à ce point que la majeure partie de gens qui lisent la parabole déraillent en faisant de fausses suppositions. Ils supposent que le récit dit que Lazare est arrivé immédiatement au ciel et que le riche est arrivé immédiatement en « enfer ». Il ne dit rien de tel !

Notez ce qui suit. Le verset ne parle ni du ciel ni de l’enfer, point à la ligne ! Essayez de trouver ces mots. Ils ne s’y trouvent pas. Ce verset dit que Lazare fut porté dans le « sein d’Abraham », sans mentionner quand cela s’est produit. Le riche est « enseveli » ! C’est tout ce qui est dit. Rappelez-vous la règle, considérez le verset pour ce qu’il dit, sans rien y ajouter ni rien en retrancher. Une autre règle de l’étude biblique se retrouve dans II Pierre 1 :20. Il y est dit « qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulière (personnelle) ».

La présence de Lazare dans le sein d’Abraham décrit une relation de proximité et d’amour. On dit que l’apôtre Jean « s’est couché » sur le sein de Jésus en tant que disciple que « Jésus aimait » (Jn 13 :23). (Bien que Jean ne s’identifie pas, sans doute par modestie, il est assez clair que le verset se réfère à lui). Il y a donc une relation particulière qui est illustrée entre Abraham et Lazare, sans qu’il y soit mentionné d’époque ou d’endroit. Relatant une conversation pendant le ministère du Christ, Jean 8 :52-53 dit (à deux reprises) « qu’Abraham est mort ». À ce moment, il était mort depuis près de 2000 ans. Il est toujours mort ! Il ne se trouve pas au ciel attendant que les gens viennent le rejoindre tout de suite après leur mort pour se coucher sur son sein. Les humbles hériteront la Terre lorsque Christ établira Son Royaume ! Abraham et Lazare seront ressuscités dans le Royaume de Dieu lors du second avènement du Christ. Voilà la signification de cette phrase.

La lecture de certains passages clés permet de confirmer cela. En comparant Daniel 7 :18,22,27 ; Jude 14-15 et Apocalypse 5 :10, et bien d’autres, il devient évident que les saints régneront sur la Terre avec Christ. Notez aussi que Matthieu 25 :31 montre que le Christ revient avec Ses anges. Rappelez-vous que Lazare a été porté par les anges dans le sein d’Abraham. Finalement, comparez cela avec Matthieu 24 :31 pour avoir des preuves supplémentaires du rôle des anges. (Lisez notre brochure intitulée Ceux qui sont sauvés vont-ils au CIEL ? et Qu’est-ce au juste que le SALUT ?)

Verset 23 : On retrouve le riche en enfer [dans le séjour des morts. Le mot grec original est hades, qui signifie la tombe et nous avons lu que le riche avait été « enseveli », ce qui signifie qu’il avait été mis dans une tombe. Il n’y a donc aucun mystère en ce qui concerne ce qui lui est arrivé. Il est écrit : « il leva les yeux ». Pour faire une telle chose après avoir été dans la tombe, il faut être ressuscité. Ce qui est décrit ici n’est que l’explication de la situation. Il est toujours dans le sépulcre. Il voit le feu à l’extérieur et cela le tourmente. Il lève les yeux et voit Lazare dans le sein d’Abraham.

Le riche était aussi en proie aux « tourments ». Qu’est-ce que cela signifie ? Le mot grec traduit par tourments est basanos. On ne le retrouve qu’à un seul autre endroit dans la Bible. Son sens est fascinant. Il signifie « pierre siliceuse qui sert à tester par frottement la pureté et la validité de l’or et l’argent… être sévèrement éprouvé, être torturé ». (Nous retrouvons le verbe basanizo dans Luc 8 :28). Nous constaterons que le riche était en effet, mentalement torturé et fortement éprouvé. Il faisait face à l’étang de feu ! Essayez d’imaginer une épreuve plus sérieuse que celle-là. Il avait raté son salut et il voyait clairement Abraham et Lazare dans le Royaume de Dieu.

Verset 24 : Ce verset est habituellement cité afin de justifier la version classique de l’enfer où les gens brûlent sans jamais se consumer. Lisez-le attentivement. Le riche demande que Lazare lui « rafraîchisse la langue » avec une très petite quantité d’eau, quelques gouttes sur le bout de son doigt. Si vous vous trouviez devant des murs de feu vous entourant, demanderiez-vous seulement quelques gouttes d’eau pour vous rafraîchir la langue ? Ne voudriez-vous pas plutôt qu’une grande quantité d’eau soit déversée sur vous ? C’est ce que je demanderais. Il est dit que le riche « souffre cruellement ». Il est important de comprendre le sens de ces mots car ils décrivent sa condition. Ce n’est pas basanos qui est employé ici.

Le mot traduit par « souffre cruellement » est oduano. Il signifie, être peiné, chagriné, tourmenté, contraint, tendu ». Cette définition ne fait aucune référence à rôtir ou à brûler. Le riche fait face à un tourment moral car il doit affronter l’étang de feu et il en est conscient. La peur l’a saisi, il a la « gorge sèche ». C’est souvent ce qui arrive lorsque quelqu’un est terrifié. Le riche espérait seulement que Lazare pourrait humidifier sa langue. Quant à ceux qui croient en l’immortalité de l’âme et qui désirent prendre cette parabole littéralement, ils peuvent toujours se demander : l’âme immortelle a-t-elle une langue ? Réfléchissez à cela.

Les mots « dans cette flamme » sont mal traduits. Le sens réel en grec est « en raison de cette flamme ». Ce point est important car il change tout le sens du scénario. Le riche n’est pas encore « dans le feu » mais est tourmenté par la peur car il le voit venir. Il avait de bonnes « raisons » d’être angoissé et tourmenté.

Verset 25 : Ce verset souligne l’élément temporel pour nous permettre de mieux comprendre la parabole. Abraham lui répond en disant : « Mon enfant, souviens-toi que … pendant ta vie ». Dans quel dessein dirait-il « souviens-toi » si la vie du riche s’était terminée seulement quelques secondes auparavant ? Généralement, les gens utilisent ces mots en parlant d’événements qui se sont passés il y a longtemps. La confirmation que beaucoup de temps s’est écoulé est donnée à la fin du verset lorsqu’Abraham lui dit : « maintenant il [Lazare] est ici consolé ». Il est apparent que les mots souviens-toi et maintenant sont mis en opposition parce que beaucoup de temps est passé. Tous deux avaient été ensevelis pendant longtemps jusqu’au moment de leur résurrection des morts respective.

Verset 26 : Ce verset décrit le « grand abîme » entre Abraham et Lazare et l’endroit où se trouve le riche. Certains croient que cela représente la grande distance physique entre le ciel et l’enfer. Ce n’est certainement pas ce qui y est dit. Qu’est au juste ce « grand abîme » ?

Notez ce qui suit : « Non, la main de l’Eternel n’est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes [iniquités] qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter » (És 59 :1-2). Et aussi Jérémie 5 :25 : « C’est à cause de vos iniquités que ces dispensations n’ont pas lieu, ce sont vos péchés qui vous privent de ces biens ». Lisez maintenant Hébreux 10 :26 : « Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés »

Ces versets montrent que le péché, sous toutes ses formes, séparent les gens de Dieu ! Dieu ne peut bénir, protéger, guérir, guider ou sauver des gens qui ne se repentent pas et n’abandonnent pas le péché. Dieu est saint, Il n’a aucun contact avec le péché. À cause de Sa justice parfaite, Il NE PEUT PAS ! Les péchés du riche l’avaient coupé de la présence de Dieu. Voilà pourquoi Abraham a dit que personne ne pouvait traverser de l’autre côté de cet « abîme ». C’était littéralement impossible !

Versets 27-28 : Ces deux versets peuvent être ensembles car ils décrivent la demande du riche d’envoyer Lazare avertir ses frères. Cela serait une demande normale pour toute personne qui se préoccupe de sa famille. Le riche n’aurait pas réalisé combien de temps s’est écoulé depuis sa mort, à moins qu’il ne le demande et le récit ne mentionne pas qu’il l’ait demandé.

Verset 29 : La réponse d’Abraham à cette question est extrêmement importante car elle révèle ce que toute personne doit faire pendant sa propre vie. Il dit que les cinq frères (et par conséquent, toute personne vivante) doivent « écouter Moïse et les prophètes ». Abraham emploie l’impératif — qu’ils les écoutent ! ». Ceci représente les instructions du Christ au monde entier qui choisit d’ignorer la Bible, d’une façon générale, et les paroles de Moïse et de l’Ancien Testament, en particulier ! Cet avertissement est là, à votre intention à vous, le lecteur, afin que vous y réfléchissiez !

Versets 30-31 : Ces deux versets sont très instructifs mais dans un sens légèrement différent. Ils représentent une vision étonnante de la négligence et le mépris avec lesquels la nature humaine traite la Parole de Dieu. Lorsque considérés ensemble, ces versets illustrent à quel point les gens sont déterminés à ne pas obéir à Dieu — à ne pas obéir à Moïse et aux prophètes — ni même à être poussés à l’action par quelqu’un de connu qui serait ressuscité « des morts ». Quelle confirmation renversante de l’entêtement de l’humanité face aux enseignements directs de Dieu. Ces versets constituent un avertissement. Les prendrez-vous en compte ?

Le riche avait obtenu sa chance pendant sa vie. Il réalisait qu’il avait raté l’opportunité d’être sauvé. Il réalisait aussi que Lazare était « ressuscité des morts ». Les Écritures ne disent pas qu’il était ressuscité « de la vie », mais bien « des morts ». Toute la parabole est utilisée par le Christ afin d’enseigner la résurrection des morts ! Ce récit n’a jamais eu pour but d’enseigner l’idée qu’on allait directement au ciel ou en enfer à notre mort.

Plusieurs spécialistes de la Bible ont compris, il y a longtemps, que cette parabole n’avait rien à voir avec l’état dans lequel se trouvaient les morts. Le New Bible Dictionary dit, « Il est probable que l’histoire du riche et de Lazare (Lc xvi), tout comme l’histoire de l’économe injuste (Lc xvi, 1-9), soit une parabole basée sur la pensée juive et n’est pas destinée à enseigner quoi que ce soit au sujet de l’état des morts » (p. 388).

Un résumé.

Sous le titre « Avertissement pour VOUS ! », M. Armstrong concluait sa brochure intitulée LE MAUVAIS RICHE et Lazare avec le résumé suivant sur la signification de cette parabole.

En fin de compte, quelle est la véritable leçon ?

Jésus-Christ prêcha l’Évangile du Royaume de Dieu, l’Évangile du Nouveau Testament. Il parla du salut et de la résurrection à la vie éternelle en tant que don de Dieu. Il parla aussi du Royaume de Dieu qui sera établi ici-bas.

L’apôtre Paul nous indique clairement que l’Église du Nouveau Testament est édifiée sur le fondement des apôtres et des prophètes dont le Christ est la pierre angulaire (Éph 2 :20). Jésus a dit : « Je bâtirai mon Église » et Paul révèle qu’elle a été édifiée sur le fondement des apôtres et des prophètes.

Comme Jésus le dit, si vous refusez d’écouter Moïse et les prophètes (Moïse était un prophète), vous n’aurez pas d’espoir de salut. Les Saintes Écritures (l’Ancien et le Nouveau Testaments) « peuvent vous rendre sage à salut » (II Tim 3 :15). Pour connaître la vérité, il vous faudra donc accepter la Bible dans sa totalité — et non seulement le Nouveau Testament.

Ceux qui prêchent que les Commandements divins sont abolis, prêchent un message de condamnation contre eux-mêmes. Ceux qui persistent à enseigner des doctrines païennes sur l’immortalité de l’âme vont à l’encontre des enseignements de Jésus-Christ.

Puissiez-vous entendre cette vérité ! Puissiez-vous obéir à la Parole divine !

Qu’en est-il du baptême de feu ?

La Bible parle de deux types de baptêmes. Il est courant d’entendre ceux qui ont été baptisés avec de l’eau demander à être « baptisés avec le feu ». Est-ce quelque chose que vous devriez rechercher ? Qu’est-ce que le « baptême par le feu » ?

Nous avons vu que Dieu détruirait les méchants dans l’étang de feu. Ils seront consumés dans cet « étang ». Les lacs sont constitués d’eau, mais il est probable que l’étang de feu sera fait d’un genre de « feu liquide ». La Bible ne révèle pas exactement à quoi ressemblera la partie liquide de cet étang de feu. Toutefois, il est facile de constater que les gens seront en quelque sorte baptisés (immergés) dans cet étang de feu.

Jean-Baptiste a écrit, « Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi … vous baptisera du Saint-Esprit et de feu » (Matth 3 :11). Matthieu 3 est l’unique endroit où les termes « baptisé… de feu » sont utilisés. Quelques versets auparavant (v. 7-8), Jean parlaient aux Pharisiens et aux Saducéens qui étaient dans la foule (v.5) et qui venaient à lui. « Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de Pharisiens et de Sadducéens, il leur dit : « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc du fruit digne de la repentance ».

Un grand nombre de personnes écoutaient Jean-Baptiste prêcher. Certains étaient sincères et montraient, en cherchant le « baptême d’eau », qu’ils voulaient faire la volonté de Dieu tandis que d’autres n’étaient que des candidats au « baptême de feu ». Jean savait que, dans une foule aussi immense, on retrouvait ces deux types de personnes. Il ne se faisait aucune illusion au sujet de l’attitude des Sadducéens et des Pharisiens. Ces versets établissent donc un lien entre le feu et la colère !

Notez aussi ce que le prophète Ézéchiel a dit, « Fils de l’homme, la maison d’Israël est devenue pour moi comme des scories; ils sont tous de l’airain, de l’étain, du fer, du plomb, dans le creuset; ce sont des scories d’argent. C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Parce que vous êtes tous devenus comme des scories, voici, je vous rassemblerai au milieu de Jérusalem. Comme on rassemble l’argent, l’airain, le fer, le plomb et l’étain, dans le creuset, et qu’on souffle le feu pour les fondre, ainsi je vous rassemblerai dans ma colère et dans ma fureur, et je vous mettrai au creuset pour vous fondre. Je vous rassemblerai, et je soufflerai contre vous avec le feu de ma fureur… » (Éz 22 :18-21).

Une grande partie de l’ancien Israël avait le cou raide, était entêtée et rebelle, tout comme le sont leurs descendants modernes (les pays anglo-saxons démocratiques de l’Occident de nos jours). Il y a longtemps que Dieu a planifié de les punir dans Sa colère. Ézéchiel parlait du moment où Dieu « fondrait » tous ceux qui ne sont que des « scories ».

Alors, qu’était donc la « colère à venir » dont Jean parlait ? Il s’agit de la même époque mentionnée par Ézéchiel. Dans Matthieu 3 :10, Jean prépare le terrain pour parler du baptême de feu : « Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui NE PRODUIT PAS de bons fruits sera coupé et jeté au feu ». Il est très clair que personne ne veut entrer en contact avec ce feu. Il a été conçu pour ceux qui n’auront pas produit de bons fruits. Rappelez-vous, Jean avait appelé les Sadducéens et les Pharisiens des « vipères » et les avait avertis de « produire du fruit digne de la repentance ».

Au verset 12, Jean poursuit : « Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point ». Le blé représente les saints de Dieu et la paille les méchants qui seront brûlés dans le feu « qui ne s’éteint pas ». Le feu ne s’éteindra pas tant qu’il restera des méchants comme carburant.

La bonne semence et l’ivraie le prouvent.

Christ a prononcé une parabole qui explique ce qui précède en détails : « Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier » (Matth 13 :30).

Puis le Christ poursuivit l’explication des différents termes qu’Il avait utilisés dans Sa parabole : « le champ, c’est le monde; la bonne semence, ce sont les fils du royaume; l’ivraie, ce sont les fils du malin; l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable; la moisson, c’est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges. Or, comme on arrache l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité : et ils les jetteront dans la fournaise ARDENTE [de feu] » (Matth 13 :38-42). Quand le Christ « arrachera tous les scandales de Son Royaume », ce sera l’époque où Il « nettoiera Son aire » (Matth 3 :12).

Certains disent que « nettoyer son aire » signifie que Christ brûle les scories hors de la vie des Chrétiens — les débarrassant des péchés, ou de la paille présente dans leur vie. Cette idée fausse se développe en prétendant que la bonne semence de Matthieu 13 est ce qui est bon chez un individu et qui demeure après que la paille (le péché) de leur caractère a été brûlée.

Toutefois, il est évident que « l’aire » de Matthieu 3 :12 est la même chose que le « champ » de la parabole de la bonne semence et de l’ivraie de Matthieu 13 :24. Cette parabole nous explique que les anges de Dieu sont envoyés afin de « baptiser » l’ivraie — c’est-à-dire les méchants qui sont la paille — dans le feu ! Le blé quant à lui est amassé dans son grenier, qui représente le Royaume.

On ne peut se tromper sur le parallèle que font Matthieu 3 et 13. Ce que Dieu dit dans le premier passage est qu’Il séparera les bons des méchants en faisant le tri comme celui qui utilise son van pour séparer le blé de la paille à l’aide du vent. Le feu éliminera les mauvais éléments. Jean a dit que Dieu baptisera (nettoiera) avec le feu comme quelqu’un qui brûle ce qu’il a séparé avec « son van ».

Considérons plusieurs autres versets importants.

Qu’est-ce que la paille ? Dans Osée 13 :3, Dieu parle des pécheurs non repentants (v.2) lorsqu’Il dit : « C’est pourquoi ils [les pécheurs condamnés] seront … comme la balle emportée par le vent hors de l’aire ». Jérémie 51 :1-2 explique davantage la relation entre le vent et vanner : « Ainsi parle l’Eternel : Voici, je fais lever contre Babylone, et contre les habitants de la Chaldée, un vent destructeur. J’envoie contre Babylone [les méchants de la dernière Babylone religieuse existant lors du retour du Christ] un vent de destruction ; des vanneurs qui la vanneront, qui videront son pays; ils fondront de toutes parts sur elle, au jour du malheur. »

Daniel 2 :35 expliquent encore plus ces termes. Voyez : « Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or, furent brisés ensemble, et devinrent comme la balle qui s’échappe d’une aire en été; le vent les emporta, et nulle trace n’en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre ». De toute évidence, la paille a été emportée pour être brûlée. Ézéchiel 20 :38 explique qui sera l’objet du nettoyage lorsqu’Il reviendra : « Je séparerai de vous les rebelles et ceux qui me sont infidèles;… mais ils n’iront pas au pays d’Israël ».

Nous avions également vu précédemment Ésaïe 66 :24 et Malachie 4 :1-3 qui disent tous deux que les méchants seront brûlés par le feu à l’époque où la colère de Dieu se portera sur ceux qui ont rejeté Sa façon de vivre.

Lorsque Dieu dit qu’il nettoiera (baptisera) par le feu, Il ne parle pas d’un processus par lequel il purifie les saints. Il dit plutôt qu’Il brûlera les pécheurs dans le feu, le feu de la géhenne décrit dans Sa Parole et dans cette brochure. Les passages ci-dessus montrent que le feu les consumera complètement et détruira toute la « paille » qui n’aura pas choisi de devenir un « blé » pouvant accéder au Royaume. Soyons reconnaissants qu’un Dieu aimant ne permette pas que des rebelles misérables, malheureux, désobéissants et non repentants continuent de faire souffrir les autres et ne continuent pas eux-mêmes à souffrir pour l’éternité.

Il devrait maintenant être clair que PERSONNE ne devrait souhaiter être baptisé par le feu alors que TOUS devraient désirer, après s’être repenti, être baptisé du Saint-Esprit.

M. Armstrong concluait son article intitulé « Désirez-vous le BAPTEME PAR LE FEU ? par la déclaration suivante : « Ceci règle certainement la question. Jean parlait à la fois aux pécheurs et à ceux qui seront sauvés. Lorsqu’il dit Christ VOUS baptisera — le VOUS incluait TOUT LE MONDE. Ceux qui sont sauvés, Il les baptiserait de l’ESPRIT, et les autres, par le FEU ! »