Changer le monde et la mentalité de tout un peuple


« Je n’ai pas baissé les bras. Certes, je suis convaincu que je ne peux pas changer le monde ni la mentalité de tout un peuple. Toutefois, je peux briller sur le monde. Je brillais, je brille et je vais continuer de briller, c’est tout. Tout ce qui est possible de faire, je le ferai dans l’action. D’ailleurs, même si nos requêtes arrivent sous les yeux des chefs, ils ne feront rien. Ceux qui sont plus ou moins manifestés de quelques bonnes intentions sont impuissants. Les bonnes valeurs disparaissent quasi totalement dans toutes les communautés haïtiennes, tant en Haïti qu’à l’étranger. Le problème de nos compatriotes c’est un problème de mentalité. Actuellement, l’artiste haïtienne qui fait parler d’elle sur l’échelle nationale et internationale s’appelle krek koko.
Rulio, actuellement je suis connecté avec l’association de jeunesse de l’église alliance chrétienne de rue noire. J’aimerais soutenir les jeunes dans quelques projets éducatifs. Veux-tu te joindre à moi ? Je m’excuse mon ami : arrête de parler français. Si tu veux que nos pères en Afrique trouvent vraiment leur part, commençons par investir le peu que nous ayons dans l’éducation de nos jeunes. En retour, un tel geste sera très bénéfique pour nous, pour le pays, pour notre sécurité, et celle des autres. »

Nous adorons cette intervention de notre ami et frère Besly Besly, en réaction à l’avant-dernier texte que nous avons écrit et publié non seulement dans les Amis du Savoir et des Connaissances, mais aussi sur notre page personnelle. Ce texte, comme vous le savez, s’intitulait : « Jean Jacques Dessalines dans le contexte de l’indécence des autorités haïtiennes et de la misère du peuple. »
Nous espérons que notre ami ne nous en voudra pas si nous nous servons de certains éléments de son commentaire pour faire la toile de fond de ce texte. Comme nous le disons assez souvent, nous n’avons pas la science infuse. Alors, frère Besly, quelqu’un pour qui nous avons beaucoup d’estime, peut toujours intervenir à nouveau pour mieux supporter les thèses qu’il a avancées et même réfuter les nôtres.
Au prime à bord, nous dirons ex cathedra que nous sommes d’accord avec lui, qu’on ne peut vraiment pas changer le monde, encore moins la mentalité de tout un peuple. Cependant, on peut influencer un peuple à travers nos actions et l’éduquer au moyen de nos écrits et de nos prises de position publique. Quand nous faisons mention de l’éducation, nous ne parlons ni de cycles pédagogiques, ni de niveau classique. Nous comprenons tous l’importance de l’école. Mais l’éducation dont nous parlons, ça ne se donne pas sur les bancs d’école en Haïti. Convient-il de rappeler, chers amis, qu’il y a plusieurs types d’éducation ; il y a l’éducation sexuelle qui n’existe presque pas pour les parents haïtiens, il y a l’éducation civique, l’éducation politique, l’éducation physique, l’éducation sur l’environnement et aux changements climatiques, etc…
Pour influencer notre peuple sur les pauvres et médiocres choix politiques qu’il a toujours faits, il faudra l’éduquer de manière civique et politique, à côté de la Philosophie, de la Littérature, de la Physique ou des Mathématiques qui lui sont inculquées. Nous n’avons absolument rien contre les musiciens que nous avons au parlement ; au contraire, j’adore leur talent artistique. Mais, cela devrait-il les qualifier à être des députés ou des sénateurs de la république ? Si le peuple savait qu’un parlementaire est un législateur et qu’un législateur est quelqu’un qui fera et interprètera des lois, choisirait-il des communs de mortel si populaires qu’ils soient pour légiférer au parlement ? Je répèterai quelque chose que j’ai dit pas trop longtemps de cela : si l’on persiste à faire les mêmes choses, on est condamné à obtenir les mêmes résultats pour ne pas dire comme Albert Einstein, « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. »
Parlant de briller, nous le faisons tous, d’une façon ou d’une autre. La grande question à se poser, est-ce que nous éclairons ou aveuglons celles et ceux sur lesquels nous projetons notre brillance ou notre lumière ? Si la réponse est non ou si nous hésitons même une seconde à dire oui, il y a lieu de réaliser que ce que nous avions toujours fait et faisons encore, si bien soit-il, n’est pas suffisant. D’ailleurs, ne dit-on pas : « Il est plus beau d’éclairer que de briller seulement ; de même est-il plus beau de transmettre aux autres ce qu’on a contemplé que de contempler seulement. »
Notre ami nous a demandé si nous voulons nous joindre à lui dans la réalisation de quelques projets éducatifs. Bien sûr nous nous joindrions à lui ! Nous voudrions cependant qu’il comprenne que dans certains textes que nous écrivons, l’emphase est mise sur l’éducation civique et politique de nos citoyens. Loin de vouloir minimiser l’importance de l’éducation académique et professionnelle dans laquelle nous avions travaillé pendant toute notre vie adulte lorsque nous étions en Haïti, nous réitérons l’appel à la sensibilisation de nos enseignants, de nos musiciens, de nos professionnels, de nos leaders religieux et communautaires et de tout Haïtien pour qu’ils aident le peuple dans son EDUCATION CIVILE ET POLITIQUE.

Rulio Oscar
KOP, PA

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Posted by: voixdescherubins on