Haïti, un pays pris en otage par des fous.

Dans des pays où l’on respecte le droit des personnes humaines, il y a des centres psychiatriques ou hospitaliers où l’on garde et traite les gens ayant des problèmes mentaux. Pendant mes seize ans ici aux Etats Unis, j’ai rencontré dans des coins de rue des mendiants sollicitant des passants un petit quelque chose. Il est vrai que bon nombre de ces gens qui tiennent en main une pancarte indiquant qu’ils ont faim et qu’ils sont sans abris vivent plus confortablement que la majorité des Américains ayant un job régulier et ont dans leurs réfrigérateurs plus de nourritures que ces derniers. Il faut dire aussi que je n’ai jamais rencontré sur mon chemin des folles et des fous qui perturbent les activités des citoyens paisibles.
Lorsque j’étais en Haïti, il n’y avait pas eu une journée passée sans avoir rencontré un malade mental. Je me souviens avoir été témoin des moqueries méchantes que des groupes d’enfants infligeaient aux personnes malades mentalement qui souvent leur tiraient des pierres.
Si vous êtes familier à mon humble personne, vous vous ferez une idée de ma compassion pour les faibles, les pauvres et les méprisés. Ceci est pour vous dire que dans le titre de ce texte, je ne parle pas de ces gens-là. D’ailleurs, je n’aurais jamais utilisé le mot « fou » pour en parler.
Vous est-il jamais arrivé d’assister à une réunion où l’orateur, à force de trop parler laisse sortir, sans s’en rendre compte bien sûr des salives épaisses aux coins de sa bouche ? Imaginez-vous être la femme ou simplement une proche de l’orateur en question. Comment vous sentiriez-vous ? Je me demande si la femme, les enfants et les proches des acteurs politiques en Haïti leur cachent la vérité. Ouais! Je me demande s’ils leur disent combien ils sont laids dans la persistance de leurs bétises.
Ce qui se passe en Haïti est tellement laid et écœurant qu’on est convaincu que les acteurs sont des fous. Je répète : les responsables de la crise politique que connait mon pays actuellement, je veux parler des hommes du gouvernement, du CEP et de l’opposition sont tous des fous. Je sais que plus d’un peut ne pas aimer ce poste. Je m’en fous pas mal ! N’ai-je pas toujours dit haut et fort que je ne suis ni lavalassien, ni makoute, encore moins un partisan du parti au pouvoir ? Je me contente seulement Oscar et un oscariste. Joseph Michel Martelly a laissé passer la chance d’être l’un des meilleurs présidents qu’a connus Haïti. On peut reprocher à Martelly, avec raison bien sûr, les bévues qu’il avait commises lorsqu’il créait l’ambiance pour ses fans. Cependant, il faut avoir aussi le courage pour dire que son équipe, d’après des témoignages recueillis, a fait ce que les gouvernements d’avant n’avaient pas fait. Même Roberde Céliné de Radio Caraïbe l’a confirmé ce matin en disant qu’en outre des aéroports, particulièrement celui du Cap Haïtien, beaucoup de routes sous ce gouvernement sont construites. Je souhaitais de tout cœur que la reconstruction du parc Gérard Christophe de Léogane fût parmi ses réalisations. Hélas! C’est bien malheureux que l’insatiabilité du pouvoir et de l’argent l’a empêché d’organiser des élections impartiales. On a un conseil électoral dirigé par Opont qui, à mon avis, n’est pas seulement têtu comme on le dit. Il est fou et ne sait pas ce qu’il fait. Dans l’un des textes que j’ai écrits, j’ai posé cette question qui restera toujours sans réponse. « Qui a vraiment gagné les élections du 25 octobre ? » J’étais en Haïti au début du mois de septembre. Je peux dire que les tendances étaient pro Jovenel Moïse. Avait-il bénéficié des irrégularités dont tout le monde n’a cessé de parler ? Il n’y pas de doute là-dessus. Cependant, vouloir l’écarter du deuxième tour, est tout aussi une folie à mon avis.
L’opposition a gagné. Les dernières élections présidentielles en Haïti ont accouché de fausses alliances. Il y a des groupes de 8, des groupes de 30 et mon ami Ulrick Justin a eu le plaisir et l’humour de créer un groupe sur Facebook appelé G100, groupe de sang dont votre serviteur Rulio Oscar fait partie. Attention !!! Je suis membre de ce groupe créé par Ulrick mais je ne fais pas partie d’aucun groupe de sang. Lolllllll !!! Si vous avez bonne mémoire, vous vous rappelez que j’avais préconisé un front commun derrière Jude Célestin pour le deuxième tour des élections au lieu des manifestations de rue et la destruction des propriétés de nos paisibles citoyens. Au carrefour où nous sommes, cette solution n’est plus possible. Par contre, j’estime que le deuxième tour avec Jude Célestin et Jovenel Moïse est encore possible si ce n’est la seule solution à la crise. Mais d’abord, on doit avoir un autre CEP crédible s’il existe encore en Haïti des hommes et des femmes honnêtes qui puissent le composer. L’opposition a gagné non pas par rapport à la perturbation des activités de nos citoyens, ni par rapport au nombre de gens infortunés qu’elle a mis dans les rues, encore moins par rapport au nombre de vitres de voitures brisées et de stations à essence incendiées. Elle a gagné parce qu’elle a su convaincre Jude Célestin de ne pas participer au deuxième tour. Il faut dire qu’à un certain moment, j’avais pensé à la façon dont Faustin Soulouque avait accédé au pouvoir. Je me demandais si la folie de nos hommes n’allait pas atteindre son paroxysme en choisissant Jovenel comme président puisqu’il allait être le candidat unique. Vous vous souvenez ? Très surpris de cet honneur auquel Faustin Soulouque ne s’attendait pas, il accepta cependant les devoirs de sa charge:” Je saurai me conduire en Chef” disait-il.
Adelante et Tabula Rasa. Il est des gens qui veulent continuer avec le processus tel qu’il est et d’autres qui optent pour la table rase. Encore, ils font preuve de folie. Le moment n’est pas à la continuité du processus électoral surtout avec ce CEP qui est décrié de tous, ni à la table rase. On n’est pas sans savoir qu’il y a des hommes dans l’opposition qui ne sont pas en faveur d’une solution durable à la crise. Ils savent qu’ils n’ont aucun avenir politique et qu’ils ne sont que des tambours faisant seulement du bruit. Alors, il y va de leurs intérêts d’opter pour la table rase.
Si le président Michel Martelly a un peu d’amour pour le pays, qu’en concertation avec le parlement il désigne un premier ministre qui serait issu de l’église catholique. Ce premier ministre serait en charge de l’exécutif après la démission de Martelly le 7 février et aurait pour mission l’organisation du deuxième tour des élections avec Jovenel Moïse et Jude Célestin. Le nouveau président rentrerait en fonction le 29 mars 2016.
Votre serviteur Rulio Oscar

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