Le crédo protestantiste

lesmessagesBI-960x250
Le symbole des Apôtres

Je crois en Dieu,
le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre.
et en Jésus-Christ,
son Fils unique,
notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit,
et qui est né de la Vierge Marie.
Il a souffert sous Ponce Pilate,
il a été crucifié,
il est mort et il a été enseveli,
il est descendu au séjour des morts.
Le troisième jour il est ressuscité des morts,
il est monté aux cieux.
Il siège à la droite de Dieu,
le Père tout-puissant,
et il viendra de là juger les vivants et les
morts.
Je crois en l’Esprit saint ;
je crois la sainte Église universelle,
la communion des saints,
la rémission des péchés,
la résurrection de la chair
et la vie éternelle.
Amen.
Le symbole de Nicée-Constantinople
Nous croyons
en un seul Dieu, le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre, de toutes les
choses visibles et invisibles ;
et en un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils
unique de Dieu, engendré du Père avant
tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu
de vrai Dieu, engendré, non créé,
consubstantiel au Père, par qui tout a été
fait. Pour nous, les hommes, et pour notre
salut, il est descendu des cieux ; par le SaintEsprit
il s’est incarné de la Vierge Marie, et
s’est fait homme ; il a été crucifié pour nous
sous Ponce Pilate ; il a souffert ; il a été
enseveli ; il est ressuscité le troisième jour,
selon les Écritures, il est monté aux cieux ; il
siège à la droite du Père et il reviendra en
gloire juger les vivants et les morts, lui dont
le règne n’aura pas de fin ;
et en l’Esprit-Saint, qui est Seigneur et qui
vivifie ; qui procède du Père (et du Fils) ; qui
ensemble avec le Père et le Fils est adoré et
glorifié ; qui a parlé par les prophètes ;
en une seule Église sainte, catholique et
apostolique. Nous confessons un seul
baptême pour la rémission des péchés. Nous
attendons la résurrection des morts et la vie
du siècle à venir.
Amen.2
Le Symbole des Apôtres aurait été transmis
directement par les Apôtres — d’où le
nom de ce Credo littéralement tissé de
citation du témoignage des Apôtres : le
Nouveau Testament… La critique tente de
retracer ses origines. On a une allusion des
le IIe siècle chez Ignace d’Antioche.
Tertullien (IIe-IIIe) en fait des citations
sous une autre forme que celle qui est
connue. Sa forme finale, latine,
correspondrait à la confession baptismale
du sud de la Gaule du Ve siècle, pouvant
s’originer à Rome dès le IIe siècle.
Le symbole de « Nicée-Constantinople »
est élaboré, dans un premier temps, au
cours du Ier concile de Nicée, en 325,
réuni par l’empereur Constantin Ier. Ce
concile qui rassemble des représentants
des courants du christianisme de toute
l’Oikouménè réussit à mettre en place de
façon quasi-unanime un socle commun de
croyance, exprimé en peu de mots.
Le Symbole est complété en 381 par le
premier concile de Constantinople, d’où le
nom fréquemment donné de « Symbole
de Nicée-Constantinople », qui développe
les passages relatifs à l’Incarnation et à
l’Esprit–Saint et parle de l’Église et du
monde à venir.
Le texte original est grec. En Occident, on
a rajouté dans la version latine le mot
Filioque à la procession du Saint-Esprit (« il
procède du Père et du Fils »). C’est la
raison officielle du schisme de 1054 entre
Rome et Constantinople, les orthodoxes
refusant cet ajout.
Deux « symboles » trinitaires…
Le mot « symbole » est issu d’un terme grec ancien signifiant « mettre ensemble », « joindre »,
« expliquer »… Un symbole était au sens propre et originel un tesson de poterie cassé en
deux morceaux et partagé entre deux contractants. Deux morceaux d’un objet brisé, de
sorte que leur réunion, par un assemblage parfait, constituait une preuve de leur origine
commune et donc un signe de reconnaissance très sûr.